"La solitude ses nombres premiers" de Paolo Giordano

Publié le par Du soleil sur la page


Editons Seuil, 329 pages, 2009

Quatrième de couverture

Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Mattia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persaudé: il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent.

Alice Della Rocca est fille unique. Lorsqu'elle est encore enfant, son père rêve pour elle de compétition de ski ce qui la rend malade. Il n'entend rien et son avenir va prendre un tournant bien différent.
Mattia Basolino est le jumeau de Michela. Il est surdoué, elle est handicapée. Il n'a pas d'amis jusqu'au jour où l'un des garçons de sa classe l'invite à son anniversaire. Michela est aussi invitée et c'est lui, Mattia qui se charge de l'emmener. Il lui demande de l'attendre dans le parc qu'ils doivent traverser...Nous sommes dans les années 80.

1991. Ces deux êtres ,fragilisés par la vie, fréquentent le même lycée et vont se rencontrer au cours d'un autre anniversaire. Leur différence, leur incapacité à vivre avec les autres, va les rapprocher et nous allons les suivre jusqu'en 2007.

Le peu de contact avec leurs parents respectifs m'a beaucoup interpellée. Que ce soit la mère de Mattia ou le père d'Alice. Leurs enfants ont brisé leurs rêves , on peut le dire comme ça. Cette ambiance familiale, froide est à l'origine de leur comportement. Rien n'est jamais évoqué. Le passé est là, présent, sous-jacent mais non-dit. Alice et Mattia se reconnaissent dans leur solitude mais n'arrivent pas à faire passer leurs émotions. Tout est retenu depuis si longtemps.

Il m'est arrivé de pester sur Mattia....parce que j'ai trouvé son personnage plus sensible, plus attachant, je pensais que tout viendrait de lui et j'aurais donc souhaité une autre évolution mais non, deux êtres qui n'ont pas reçu les formules pour aimer , n'arrivent pas à les appliquer.

Histoire douloureuse et déroutante. J'ai été captivée par l'histoire mais quelquechose en moi reste insatisfaite...je sais pourquoi!

Vous êtes nombreuses à l'avoir lu. Je vais citer Aifelle   Cuné   Sylire   Moka et tant d'autres que vous retrouverez sur ces blogs.



Paolo Giordano est né en 1982 , à Turin. La solitude des nombres premiers est son premier roman pour lequel il a reçu le Prix Strega en 2008 ( plus jeune lauréat ,à ce jour) ainsi que le Prix Campellio (première oeuvre). Parallèlement à ce roman, il est Docteur en Physique.




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Publié dans Littérature italienne

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O
Je suis en pleine lecture et je n'arrive pas à décrocher!<br /> Il est vachement jeune Paolo Giordino pour écrire un truc pareil. M'étonnerait pas qu'il soit surdoué lui-même le gars...
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D
<br /> Je me suis fait la même réflexion...lui aussi est un fort en Sciences et en plus, il écrit!...à même pas 26 ans!<br /> <br /> <br />
P
Une très belle lecture en effet, que je ne suis pas prête d'oublier!<br /> J'aurais moi aussi "souhaité" une autre fin, mais comme tu le dis, ça ne pouvait pas se passer autrement, il fallait rester dans le ton.
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D
<br /> C'est le perturbant de l'histoire. Il arrive de rencontrer des gens ainsi ,"enfermés"  dans leur histoire et on comprend mieux ce qui peut déstabiliser une relation quand<br /> nous ne sommes pas dedans...<br /> <br /> <br />
S
C'est un livre que j'ai beaucoup aimé. Mais, curieusement, je ne suis pas parvenue à en dire grand chose. En lisant les billets des uns et des autres, je retrouve ce qui m'a marquée et que vous avez réussi à exprimer. Mattia m'a énormément touchée également et pareillement j'en attendais quelque chose. Peut être parce qu'Alice en attend quelque chose :).<br /> Je pense qu'avec les gestes d'automutilation de Mattia, on ressent vraiment la souffrance en profondeur, la souffrance morale prend une dimension physique. Alors qu'Alice, avec l'anorexie, rend un chemin plus détourné pour exprimer sa souffrance. j'ai trouvé son entourage extraordinairement détaché par rapport au problème.<br /> Sur ce roman fleuve en guise de commentaire ;-), je te souhaite un bon weekend.
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D
<br /> Le cas d'Alice n'intéresse même pas vraiment son propre mari parce qu'elle est anorexique depuis des années et lui, en tant que médecin, doit bien savoir ce que cela produit chez une<br /> femme...mais non...ce qui le contrarie, c'est qu'elle ne fasse pas d'enfants...<br /> ...chacun vit dans son monde!<br /> Bon week end, Soie<br /> <br /> <br />
F
J'ai pris note de ce livre que je découvrirais plus tard !<br /> Bon week-end Annie !
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D
<br /> On peut dire qu'il fait parler de lui et quand on en a plein en attente, ça se comprend!<br /> Bon week end à toi aussi, Florinette!<br /> <br /> <br />
S
Un livre qui restera je pense dans mes lectures marquantes de 2009.
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D
<br /> Il y a comme ça des personnages qui laissent des empreintes .<br /> <br /> <br />