"De la race en Amérique" de Barack Obama
"Les américains doivent comprendre que les rêves de l'un ne doivent pas se réaliser au détriment des rêves de l'autre, qu'investir dans la santé, les programmes sociaux et l'éducation des enfants noirs, métis et blancs contribuera à la propérité de l'Amérique tout entière..."
Editions Grasset, 2008, 85 pages
Quatrième de couverture
Le 18 mars 2008, Barack Obama prononçait à Philadelphie un discours historique, immédiatement reconnu, à droite autant qu'à gauche, comme l'égal de celui de Martin Luther King, le célèbre J'ai fait un rêve... Tout le contraire d'un discours politicien, De la race en Amérique est une réflexion qui dépasse les seules problématiques américaines et peut s'appliquer à bien des sociétés modernes - notamment la France et ses banlieues.
Ce petit livre retranscrit , en français et en anglais, le discours de Barack Obama ,faisant suite aux déclarations sulfureuses du Révérend Wright à la Trinity Church of Christ de Chicago, église à laquelle le futur président est associé...cela devient un Trinitygate et il est temps de réagir pour ne pas sapper la montée du candidat.
Le réverend Wright avait lancé: " Que Dieu bénisse l'Amérique? Non, non, non. Pas Dieu bénisse l'Amérique: Dieu maudisse l'Amérique!"
Evidemment, être associé à ce genre de déclaration ne pouvait que le desservir... et pourtant, le discours ne condamnera personne. "Barack Obama se pose en fédérateur, en trait d'union dans le débat qu'il veut amorcer sur la question raciale. Il n'appellera donc pas à la rescousse Martin Luther King et John Kennedy."
Voici ce discours...
« Nous, le peuple, dans le but de former une union plus parfaite. »
« Il y a deux cent vingt ans, dans une salle qui est toujours là, de l’autre côté de la rue, un groupe d’hommes s’est réuni et, avec ces mots simples, a lancé l’Amérique dans l’improbable expérience de la démocratie. Des fermiers et des intellectuels ; des hommes d’Etat et des patriotes, qui avaient traversé un océan pour échapper à la tyrannie et à la persécution, ont finalement donné vie à leur déclaration de l’Indépendance faite à la convention de Philadelphie qui a duré tout le printemps de 1787...."
La suite ici link
Peu de temps après , le révérend Wright devait poursuivre ses déclarations incendiaires et obliger Barack Obama à les rejeter officiellement lors d'une déclaration à Winston-Salem, le 29 avril 2008: " Il ne parle pas en mon nom (...) Cela contredit tout ce que je représente."
"We, the people" est un texte qui sera rappelé au même titre que celui de Martin Luther King "I have a dream"....Le rêve est devenu réalité...l'Histoire nous dira la suite mais en tout cas, quelquechose de très important s'est amorcé en ce 4 novembre 2008