
-....Vous savez , monsieur Astrid, que chacun d'entre nous est en réalité plusieurs à la fois. Dès lors, pourquoi ne pas essayer d'aller au fond des
choses? Essayer de donner corps à ce qui apparaît, en premier lieu, comme une simple vue de l'esprit. C'est une expérience assez troublante, je dois dire. Voire, parfois, vertigineuse...."Être
soi même", qu'est ce que ça veut dire? Strictement rien. Qui est "Je"? C'est un leurre. C'est un parmi tant d'autres...Nous sommes une multitude. Ouvrez la cage et vous verrez combien ils sont à
s'envoler.

Editions Zulma, 2008, 318 pages
Présentation
Troublant, diabolique même ce manuscrit qu’Alexandre Astrid reçoit par la poste ! Le titre : Garden of love. L’auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la
touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Il comprend vite qu’il s’agit là de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents
vertiges. Car l’auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s’ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs.
Comme dans un impitoyable palais des glaces où s’affronteraient passé et présent, raison et folie, Garden of love est un roman palpitant, virtuose, peuplé de voix intimes qui susurrent à
l’oreille confidences et mensonges, tentations et remords. Et tendent un redoutable piège. Avec un fier aplomb.
Mon avis
Chapitre après chapitre, nous entrons dans la vie des personnages: Thierry Carmona et ses drôles d'amis, Ariel, Mathieu et ses enfants, Florence puis viennent Alexandre, Lena, Etienne et Mateo,
ou encore Marie-Maria. Au milieu, il y a ce fameux manuscrit "Garden of love" et nous finissons par ne plus savoir qui est qui, qui envoie., qui reçoit..les personnages se
mélangent, les époques aussi...Marcus Malte brouille les pistes et nous prend tout vifs dans sa toile...nous ne voulons pas, nous ne pouvons plus arrêter la machine infernale...
Déroutée après quelques chapitres, je suis revenue en arrière, tentant même de prendre des notes pour trouver ce qui m'échappait...mais rien ne m'échappait- ou alors tout!...et puis qu'importe!
le ton était donné.
Tellement bien écrit, savamment construit, j'ai décidé de me laisser porter par le roman car je savais que quelquechose d'énorme se tramait...je suis entrée dans chacune de ces vies,
découvrant leurs malaises, leurs failles, leurs peines, ayant de plus en plus de mal à cerner Ariel et Mathieu...quand entra dans l'arène Edouard Dayms, telle une boule dans un jeu de
quilles...
Brillant, palpitant, déconcertant, poignant!
Ce roman policier mérite , sans conteste, tous ses prix!
Grand prix des lectrices de Elle 2008
Prix Paul Féval 2007 de la Société des Gens de Lettres
Prix Michel Lebrun
Prix Cannes Polar 2007
Prix des lecteurs - Vienne 2007
Prix Sang d'encre des Lycéens - Vienne 2007
Prix Millepages 2007
Prix Coeur noir 2008 - Le choix de la critique
Sélection des livres de l'été 2007 de Libération
Coup de coeur 2007 de Radio France Bleu
Sélection du palmarès des lecteurs 2007 du Figaro
Prix des lecteurs Quai du Polar - 20 minutes
De cet auteur , c'est le premier livre que j'ai entre mes mains, je ne manquerai pas d'en découvrir au moins un autre!
Pour en savoir plus sur Marcus Malte, cliquez sur ce lien:
http://www.marcusmalte.com/
...et laissez vous embarquer!
Les avis sont partagés, celui, enthousiaste de Florinette
http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-20663509.html
et celui ,moins enthousiaste, de Cathulu
http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/07/14/9892758.html

Home

Des expos à venir
Les hollandais à la Pinacothèque
du 07 octobre 2009 au 07 Février 2010
en partenariat avec le Musée André-Jacquemard
du 11 sept 2009 au 11 Janvier 2010
Tiffany au Musée du Luxembourg
du 16
sept. 2009 au 17 janv. 2010
Superbe en couleurs et techniques
Renoir au grand palais
du 23 sept 2009 au 4 Janv. 2010
....une vie dans le sud de la France,
des tableaux moins connus,
des couleurs moins utilisées...
Grande exposition.
Rencontres d'artistes
*Marie Hemon Delaunay
au 24 rue des Vierges- Vannes(56) , jusqu'au 30 décembre
09.
*Bernard Kowalczuk peint New York

*Fredric I. McCormick